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A méditer …. vinchezmoi approuve l’édito de Benoit Escoffier! |
Christophe Dumont, 04/05/2011
L’alcool non, mais l’eau ferrugineuse, oui !
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En France, la consommation d’alcool reste au centre du débat sur la prévention routière. A en croire les statistiques (rien n’est plus facile de faire dire à un chiffre ce que l’on veut), la consommation d’alcool serait la cause principale des accidents de la route. Il faut dire que la lutte contre les « chauffards » a porté ses fruits puisque le nombre de tués sur les routes de France est en nette diminution. Mais est-ce dû à la lutte anti-alcool ou à l’implantation massive de radars sur les routes ?
Si la lutte contre la consommation d’alcool était efficace, notre jeunesse ne serait pas de plus en plus consommatrice. Idem pour la consommation de tabac. Interdire, punir, n’est pas responsabiliser et éduquer la population. Les millions d’euros dépensés pour cela ont-ils une efficacité démontrée ?
En France, la première phrase prononcée par un serveur au restaurant est : « vous prendrez un apéritif ? » Réponse négative de la part des convives car pour nous, l’apéritif est synonyme d’alcool fort, et la peur du gendarme a encore son efficacité. En Espagne, ils vous servent un verre de vin comme apéritif, lequel vous fait tout le repas. Les bars à vin sont légion, et générateurs de convivialité. Bref, on consomme du vin en Espagne sans complexe et sans peur. Qu’en est-il des accidents mortels sur la route ? Les statistiques sont édifiantes : L’Espagne est le seul pays en Europe à avoir toujours eu depuis 40 ans le nombre de tués sur les routes le plus régulièrement bas (à proportion égale, sinon, c’est l’Islande).
Ex : La France est passée de 16 000 en 1970 à 5 000 en 2005 (chiffres arrondis) pendant que l’Espagne passait de 5 000 à 4 000 durant la même période. Je ne pense pas que le fait d’avoir baissé en France le taux l’alcool autorisé de 0,8g à 0,5g soit la mesure qui a permis de diviser par plus de 3 le nombre de tués sur la route. Mais l’implantation régulière de radars sur les routes a largement montré son efficacité.
Respectons la liberté individuelle, ne la limitons pas ! Mais surtout, n’associons pas « vin » et « tués sur les routes » car les statistiques montrent le contraire, quoiqu’en pensent les ayatollahs de la pensée unique.
Benoit Escoffier
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Vente de vins en ligne : l’Europe accroît les contraintes pour le vendeur |
Christophe Dumont, 14/04/2011
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Fin mars, le Parlement Européen a établi en première lecture une proposition de directive e-commerce et protection du consommateur. Si cette directive était bien adoptée, les amendements suivants seraient notamment appliqués :
-le délai de rétractation de l’acheteur passerait de 7 jours à 14, sachant qu’à long terme 14 jours seraient à nouveau ajoutés à ce délai augmentés. Si jamais le consommateur n’était pas informé de ces délais lors de la finalisation de la vente, il serait porté à 1 an ;
-le commerçant prendrait en charge le remboursement des frais de port d’origine en cas de retour de commandes supérieures en valeur à 40€. A cette somme s’ajoutent les frais de réexpédition de la marchandise ;
-la livraison de marchandises vers tous les pays membres de l’Union Européenne deviendrait aussi obligatoire (avec contrats de distribution dans les 27 pays et système de paiement dans les 7 monnaies européennes).
La filière du vin, des alcools et spiritueux n’échapperait pas à cette réforme, il y aurait juste une exception faite pour les vins vendus en primeur, les retours n’étant pas acceptés pour cause de versatilité du marché et donc des prix.
Cette directive élaborée au nom de la protection du consommateur (elle rend par exemple obligatoire le double clic pour recueillir le consentement du client lors de la finalisation de la vente), donne à craindre que ces mesures « aboutissent à un déséquilibre en défaveur de l’e-commerce » (Eric Besson, ministre de l’Industrie et de l’Economie). En France, la Fédération du E-commerce et de la Vente A Distance s’est engagée contre, « les consommateurs étant encouragés à commander plusieurs produits à la fois sans réelle intention d’acheter ». Cette dérive redoutée mènerait les commerçants à augmenter sensiblement leurs prix. La FEVAD craint que cela ne fragilise le secteur, favorisant des fusions et donc une réduction de l’offre et de la concurrence qui serait néfaste au consommateur final.
La Hongrie, actuellement à la présidence du Conseil de l’Union Européenne, voudrait la faire entrer en vigueur dès le mois de mai, avant la présidence polonaise. Affaire à suivre…
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Les vidéos-sommeliers débarquent dans les hypermarchés |
Christophe Dumont, 14/04/2011
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Une société bordelaise, éditrice du magazine Tasted, est prête à inonder les rayons vins des grandes surfaces de “vidéos sommeliers”. Le consommateur scanne l’étiquette de la bouteille devant un écran : une vidéo de 1 minute 30 présente une fiche technique du millésime, appellation, cépage, temps de garde et le sommelier décrit le vin dégusté face caméra avec un conseil d’accord met-vin. Inauguré en mars dernier à Saint-Médard-en-Jalles, dans la banlieue bordelaise, le concept a déjà été adopté par 96 enseignes dans le monde et sera effectif d’ici septembre au Brésil, en Russie, au Japon, en Belgique, au Danemark, en Italie et en Angleterre. En France, les Leclerc de Levallois, Clichy et Trie-Château (Picardie) sont les prochaines enseignes a être équipées, avant l’été.
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Comment amener les jeunes au vin |
Christophe Dumont, 18/03/2011Qu’est-ce qui peut amener les jeunes à boire du vin et à l’apprécier ? Terredevins est allé au Salon de l’agriculture écouter Olivier magny, un « oenologue peu conventionnel » qui est aussi jeune (30 ans). Propos et vocabulaire sont décoiffants, et commencent par un avertissement : « “Le vin français va devenir comme l’Eglise catholique, il n’y aura plus aucun jeune qui sera intéressé (…) dire qu’un vin a un goût de mûre ou de banane, c’est chiant”». Critiquée, vite enterrée, voici que la proposition de Jean-Robert Pitte et Jean-Pierre Coffe, d’introduire le vin dans les restaurants universitaires revient sur la table. Cette fois elle est portée par des étudiants, ceux du Mouvement des étudiants (MET). « Ils militent pour le retour du vin sur les tables des restaurants universitaires (RU) français, apprend-on dans Terredevins. Contre le phénomène du binge drinking - sur-consommation d’alcool dans un temps très court - le MET répond par le vin et sa “consommation raisonnée et de qualité ». L’association étudiante remet sur la table la proposition très sérieuse de Jean-Robert Pitte et de Jean-Pierre Coffe. Dans un rapport commandé par Valérie Pécresse sur l’alimentation scolaire, remis il y a un an les deux figures de la gastronomie préconisaient la réintroduction du vin sur les tables des RU. L’idée avait été rapidement retoquée par la ministre». Le Bien public relève aussi la proposition des étudiants : « Argument principal : éduquer les étudiants à une consommation d’alcool qui ne met pas en danger leur santé, dans la tradition française de la gastronomie et du bon vivre. »
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Champagne : la croissance des ventes dopées par l’export en 2010 |
Christophe Dumont, 18/03/2011Objectif atteint pour le CIVC ! Son président, Ghislain de Montgolfier annonçait en décembre que l’interprofession du champagne tablait sur une progression de 10 % des ventes, pour atteindre “entre 315 et 320 millions de bouteilles en 2010″ contre 293,3 millions en 2009. Les chiffres parlent : les expéditions de champagne ont représenté 134 512 601 bouteilles à l’export (+19,5%) et 184 998 231 bouteilles sur le marché domestique (+2,3 %) soit un total de 319 510 832 bouteilles pour un chiffre d’affaires de 4,109 milliards d’euros. On atteint donc le haut de la fourchette évoquée par le CIVC. Sans atteindre les records de l’avant-crise, l’année 2010 reste la quatrième meilleure performance enregistrée par les vins de Champagne.
On note que la reprise est particulièrement dynamique sur les marchés d’exportation : “presque tous les grands marchés export sont en nette reprise enregistrant pour beaucoup des progressions à deux chiffres”, précise le CIVC.
Les quatre premiers marchés extérieurs restent le Royaume-Uni (35 488 401 soit + 16,3% par rapport à 2009), les Etats-Unis (16 934 242 bouteilles, + 34,9%), l’Allemagne (13 313 273 bouteilles, + 21,6%) et la Belgique (8 806 008 bouteilles, + 7,8%).
Parmi les dix premiers marchés, seuls les Pays-Bas enregistrent un recul, de 9,5%, pour un total de 2 474 876 bouteilles.
Les marchés émergents, qui n’avaient pas été épargnés par la crise, ont pour la plupart retrouvé toute leur énergie. La Russie progresse de 87,6% (1 078 214 bouteilles). Le Brésil dépasse largement les 600 000 bouteilles d’avant la crise avec 979 611 bouteilles (+ 63,2% par rapport à 2009). La Chine enfin bat son record en dépassant pour la première fois le million de bouteilles (1 103 763 bouteilles soit + 89,9%)
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Diam lance une application Iphone dédiée aux grands crus français |
Christophe Dumont, 18/03/2011Le leader des bouchons en liège technologique, Diam, s’associe à Michel Bettane et Thierry Desseauve pour proposer aux détenteurs d’Iphone une application inédite en matière d’information sur l’univers du vin. Si de nombreuses applications dédiées au vin existent, aucune n’était encore spécifiquement aux plus prestigieux d’entre eux, les Grands Crus français.
Diam et Bettane & Desseauve proposent à présent cette encyclopédie, qui s’ouvre sur un premier volet consacré à Bordeaux appelé à être complété par une série d’applications qui traiteront d’ici peu de Bourgogne, Champagne…
Outre les informations sur l’appellation et le classement de chaque grand cru, l’utilisateur pourra accéder à une description détaillée du domaine (son histoire, ses propriétaires, son terroir, sa localisation sur une carte), ainsi qu’aux commentaires de dégustation et aux notes de Bettane & Desseauve. L’utilisateur pourra y conserver ses propres notes de dégustation.
L’application Diam Bordeaux est en téléchargement payant (4,99€) sur l’Appstore.
Une version anglaise est prévue pour promouvoir les Grands Crus au delà de nos frontières
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Rhône : François Pinault s’offre le Château Grillet |
Christophe Dumont, 18/03/2011Artémis, holding patrimoniale de la famille Pinault, a fait l’acquisition du Château Grillet, unique exploitation de l’AOC du même nom, enclavée dans l’appellation Condrieu.
François Pinault, déjà propriétaire du Château Latour depuis 1996 et du Domaine d’Eugénie, à Vosne-Romanée, depuis 2006, ajoute donc à cette collection d’exception un domaine tout aussi unique. Artémis a acheté le domaine de 3,8 ha (10-12000 bt/an) à Isabelle Baratin-Canet, héritière de la famille Neyret-Gachet, propriétaire depuis les années 1830
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Rhône : Petite vendange mais très belle qualité à Châteauneuf du Pape en 2010 |
Christophe Dumont, 18/03/2011
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Le Syndicat des producteurs de Châteauneuf du Pape publie les chiffres de la vendange 2010. Comme dans de nombreuses appellations de France, elle est historiquement faible, avec un rendement moyen qui s’établit à 27 hl / ha (pour 35 hl / ha autorisé dans le cahier des charges de l’appellation).
Au total, 84.777 hl de Châteauneuf-du-Pape ont été produits en 2010, dont 5.813 hl en blanc et 78.964 hl en rouge, pour une superficie en production de 3.165 hectares.
L’état sanitaire optimal et la concentration permise par ce millésime annoncent cependant de très grands vins : 2010 serait “dans la lignée des très grands millésimes qu’étaient 2001 et 2007″, avec un fort potentiel de garde
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Encore un bel article d’Hervé! |
Christophe Dumont, 03/03/2011La femme est l’avenir…de la couverture
Hervé Lalau

Allongées, alanguies, la tête et le reste à l’envers, un verre à la main.
Ou bien rigolardes, à table, un verre à la main.
Ou encore, rêveuses, à la plage, et toujours un verre à la main.
Telles ont les femmes que nous offrent les couvertures de magazines de vin. On les croirait sorties de publicités. Et le rapprochement n’est sans doute pas fortuit.
C’est que les femmes sont à la mode, dans le monde du vin. C’est un marché à prendre, au moins autant qu’un coeur. Où trouver de nouveaux débouchés, dans notre vieille Europe, sinon du côté du Beau Sexe? Et puis, n’oublions pas que ce sont elles qui achètent en supermarché. Pas étonnant que des agences de com relookent les étiquettes pour plaire à la gente féminine…
On a même vu des Bag in Box en forme de sacs à main…
Autre intérêt, qu’on soit client régulier, potentiel ou très occasionnel, avouons qu’elles sont plus belles à regarder que la dernière table de tri automatisée.
Ne boudons pas notre plaisir, un joli minois et de jolies courbes n’ont jamais fait de mal à personne. Mais «nos» femmes, nous, nous les préférons actives et dans le vignoble, comme en témoigne notre couverture de ce mois.
C’est que les femmes ont fait leur chemin, dans la viticulture. De « femmes de», elles sont passées femmes à part entière, je veux dire, vigneronnes, propriétaires, responsables. Et ce n’est que justice.
Font-elles des vins différents ? Plus «féminins» ? Pas évident du tout. Pour avoir dégusté les vins de vignerons de tous sexes (si j’ose m’exprimer ainsi), nous ne sommes pas convaincus qu’il faille séparer les vins de femmes des vins d’hommes. Pas plus qu’il ne faut séparer les vins bios des vins conventionnels, les vins «nature» des vins «chimiques»… En tout cas, à la dégustation.
Notre philosophie, vous la connaissez: tout goûter, la vérité est dans le vin.
En clair: il y a des femmes qui font de bons vins, et même de grands vins.
Comme les hommes. Ni plus, ni moins. La vigneronne est un vigneron comme les autres. Elle n’a besoin ni de commisération, ni de traitement de faveur. Elle est l’égale de l’homme.
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Je suis d’accord!! (avec Hervé Lalau) |
Christophe Dumont, 03/03/2011Soyons Positifs !
Hervé Lalau
Ca me déchire grave, comme on dit dans les cités. Ca me déchire d’entendre que le vin est bon pour l’exportation, pour la balance commerciale, mais pas pour la santé.
Ca me déchire grave, aussi, de lire que tant de zones viticoles de France et de Navarre demandent leur classement au patrimoine mondial de l’Unesco. Les belles, les moches, les polluées.
Au fait, jusqu’où peut on aller pour élargir le cercle des consommateurs de ses produits? Où est la limite entre vulgarisation et vulgarité?
C’est la question que je me pose en lisant que Moët & Chandon lance un champagne nommé Ice Impérial, très dosé, et préconise de le consommer dans un grand verre avec des glaçons.
Que fait la police? Où sont les juristes du CIVC? Toujours occupés avec le Champagne vaudois? Entre nous, ces petits Suisses font moins de tort à l’image des bulles de fête que la cuvée susdite, digne de la jet set la plus décadente…
Mais soyons positifs. Jean-Pierre Coffe s’est remis à boire du Beaujolais Nouveau. Du bon : celui de Dominique Piron. D’accord, c’est pour le compte de Leader Price,. Mais ne faisons pas la fine bouche. Dans le même temps, on trouve sur Facebook un groupe très inspiré intitulé : «le beaujolais c’est de la merde».
Argumentation : «Parce que chaque année c’est la même connerie, le même matraquage, pour ce vinaigre… parce que on ne peut plus entendre “tu as gouté le beaujo’ cette année”… Parce que ce vin, est à l’oenologie, ce que les forbans sont au rock…»
Tiens, on croirait du Coffe. Du Coffe version 1.0 (période incorruptible France Inter).
Les temps changent, les payeurs aussi. Il n’y a qu’une chose qui ne change pas: la bêtise de ceux qui jettent le bébé avec l’eau du bain, le bon beaujolais et le mauvais champagne avec le reste.
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